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l'article + commentaire: l'hypochrysie générale face aux vistimes, où y avait il de l'amiante à la CF ?

Amiante: la Comédie-Française de nouveau devant la justice après la mort d'un salarié
21 févr. 2008
http://afp.google.com/article/ALeqM5iUd5tpllm7QMGAq2HxwZptOgJ1YA

NANTERRE (AFP): Le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) des Hauts-de-Seine a examiné jeudi une demande de reconnaissance de "faute inexcusable" de la Comédie-Française, après le décès d'un de ses anciens salariés qui aurait pu être exposé à l'amiante.

L'affaire intervient un an après une première condamnation de la maison de Molière par le TASS de l'Yonne, après la mort en mai 2004 d'un électromécanicien âgé de 35 ans, d'un cancer lié à une exposition à l'amiante. La Comédie-Française a fait appel de cette décision.

Cette fois-ci, le salarié, décédé en 2003 d'une fibrose du poumon, à 64 ans, avait été machiniste-cintrier de 1970 à 1995, après avoir travaillé de 1961 à 1970 comme menuisier dans un atelier de décor du théâtre, à Sarcelles.
L'avocate de sa famille, Me Sylvie Topaloff, a fait valoir que la sécurité sociale avait reconnu comme maladie professionnelle la cause du décès du salarié.

La Comédie-Française n'a pas contesté la présence de flocages et de protections d'amiante dans les locaux techniques appelés "coupole" et "sous-coupole". Mais pour son avocate, Me Marie Albertini, le salarié n'a pu y être exposé car il travaillait dans un espace séparé hermétiquement des locaux techniques.

Me Topaloff réfute catégoriquement cette séparation. Elle estime en outre que le rideau de fer anti-incendie séparant la salle et la scène dégageait des poussières d'amiante.

Enfin, "il est de notoriété publique que l'on a beaucoup utilisé l'amiante dans la fabrication des décors pour éviter les risques d'incendie", a-t-elle ajouté, revenant sur la période où le salarié était menuisier à Sarcelles.

Pour la Comédie-Française, "aucune pièce ne vient attester" que l'homme avait occupé cette fonction dans l'atelier-décor de la banlieue parisienne. La maison théâtrale a d'autre part versé au dossier les conclusions d'un médecin-conseil émettant l'hypothèse selon laquelle le salarié a pu être tué par le tabac.

"Mon client s'est arrêté de fumer en 1972", a rétorqué Me Topaloff, qui a "rarement vu un tel acharnement (...) une telle mauvaise foi pour contester ce qui n'est pas contestable".

Jugement le 17 avril.
Copyright ? 2009 AFP. Tous droits réservés. Plus ?

...............Commentaire:

A la Comédie Française, les sources de pollution étaient les suivantes :

1. un bourrelet d'amiante en bas du rideau de fer anti-incendie, séparant
la scène du public
2. protection thermique en gaine tissée amiante (émettant de la fibre en grande quantité) des cables électrique à l'intérieur des projecteurs (dans les années 80, lors du passage de l'épiscope à l'halogène, électro débutant à la Maison de la Culture de Grenoble,, mon exposition était régulière!).
3. des décors réalisés en amiante-ciment (fibro-ciment), scupltures
confectionnées en mélange résine/amiante poudre, et terminés d'être
usinés sur scène
4. des locaux appelés Coupole et Fausse Coupole tapissés en flocage mou d'amiante crocidolite (le plus toxique) dont les fibres ont migré dans
tous les locaux par les mouvements d'air de la climatisation.

Vous trouverez ci-joint : les attendus du procès (TASS d'Auxerre) ainsi que le communiqué de presse du 30 avril 2009 sur cette affaire qui continuera le 30 novembre 2009.

http://www.ban-asbestos-france.com/actualites.htm